Jean-Charles Tardieu, dit Tardieu-Cochin, peintre d’histoire, portraitiste et paysagiste.

Sa demande s’oriente sur deux axes de "paternité" : ses 9 filles et l’ensemble de ses tableaux.

« Si votre excellence daigne juger que le talent, le courage et les sentiments de ce père de neuf enfans lui donnent des titres à la Croix d’honneur, elle me comblera en accordant à cet Artiste profondément reconnaissant une faveur dont il a toujours ambitionné de se rendre digne et qui dans les travaux honorables et nombreux dont il est chargé sera pour lui un encouragement inappréciable comme aussi l’expectative d’un grand bien-être ayant tant de filles !

[...]

C’est Jean-Mathieu Théaulon, avocat, qui demande la Légion d’honneur pour son fils Emmanuel Théaulon, dramaturge.

Une demande très particulière puisqu’elle unit celui-ci en un couple artistique indissociable avec Achille d’Artois qui avait obtenu quelques temps plus tôt la décoration.

« Messieurs Théaulon et Dartois, unis depuis leur enfance par les liens d’une étroite amitié, n’ont eu jusqu’à ce jour qu’une même pensée ; et ce servant mutuellement d’appui, ils ont constamment marché dans le sentier du devoir et de l’honneur.

Depuis le mois d’avril de l’année 1814 ils ont fait en société dix ouvrages dramatiques de circonstances, où le zèle leur a tenu lieu de talent, sans doute ; mais qui fournissent encore à Paris et dans les provinces de fréquentes occasions aux bons Français de montrer les sentimens d’amour qu’ils ont pour leur Roi.

Monsieur de Valois, capitaine en retraite.

« C’est encore avec le cœur rempli de cette noble et vive reconnoissance envers vous, pour vos bontés vraiment paternelles, que vous avez daigné avoir pour moi, que je m’estime heureux de m’en être trouvé digne, que j’ose avec confiance prendre de nouveau la liberté de vous faire connoître un de mes plus chers désirs, que je ne doute nullement que vous voudrez bien appuyer auprès de sa majesté, qui est d’obtenir dans ces heureux jours de bonheur pour la France la décoration de l’ordre royal de la Légion d’honneur ayant à cœur, que d’en être décoré que par le Roi, mon souverain légitime, Louis, le Désiré, ayant eu l’honneur d’être au service militaire de Louis Seize.

Joseph Weber, auteur des mémoires « concernant Marie-Antoinette, archiduchesse d'Autriche et reine de France et de Navarre ».

C’est Trophime-Gérard, comte de Lally, baron de Tollendal, puis marquis de Lally-Tollendal, plus connu sous le nom Gérard de Lally-Tollendal, homme politique et homme de lettres français, qui appuie sa demande.

« Ayez pitié de ce pauvre chevalier Weber dont vous connaissez le gros bon et loyal cœur ; qui a eu l’honneur d’être frère de lait de l’infortunée reine Marie-Antoinette ; qui lui a toujours été dévoué ainsi qu’au Saint Roi ; qui l’est aujourd’hui à leur mémoire ; qui s’est ruiné, je crois, en impressions, portraits, gravures pour déposer sur leurs tombeaux en hommage au quel du moins il avait mis son nom et son zèle ; qui a reçu des présents de plusieurs Princes Souverains, notamment une superbe boëte et un beau portrait Prince Régent d’Angleterre, et qui est homme à mourir de douleur, si le Roi de France ne daigne pas l’honorer au moins du ruban de la légion pour le mettre à côté du ruban de l’Autriche.

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