Martial Louis Michel de Laneuville, vérificateur des domaines du Roi dans la généralité de Bourgogne en résidence à Charolles.

« J’ai eu le bonheur de devenir utile à un prince de l’auguste famille régnante (Louis François Joseph Bourbon-Conty) pendant son exil à Autun, en 1794. J’avais alors à ma disposition une maison décemment meublée ; il daigna l’accepter et recevoir de mes mains tout ce que le dévouement le plus pur et le plus respectueux pouvait lui offrir.

Son altesse sérénissime m’imposa la douce obligation de lui présenter un hommage tous les jours : elle contracta elle-même l’habitude d’honorer mon humble manoir de son auguste présence et de verser dans mon cœur, toujours fidèle aux Bourbons, ses peines et ses chagrins.

Édouard Mennechet, secrétaire de la chambre du roi, lecteur de Louis XVIII et Charles X.

Il ne fallut pas moins que la mobilisation de 4 ducs-pairs de France pour demander que la Légion d’honneur lui soit accordée :

  • Pierre-Jean-Casimir de Blacas d'Aulps (1771-1839), duc de Blacas ;
  • Louis-Marie-Céleste d'Aumont (1762-1831), duc d'Aumont ;
  • Amédée-Malo de Durfort (1771-1838), duc de Duras ;
  • Claude-Louis de La Châtre (1745-1824), duc de La Châtre.

« Monsieur le Maréchal, nous nous réunissons pour vous prier de bien vouloir comprendre, dans le travail de décoration de la Légion d’honneur, qui doit avoir lieu au 25 août, Monsieur Mennechet, lecteur du roi, chef du bureau de la chambre, qui a constamment justifié, depuis 1815, la confiance que nous lui avons accordée. Ayant toujours eu à nous louer de ses services, nous serions fort aises de lui obtenir une récompense qu’il a méritée.

Il s’agit peut-être du Neveu Levallois, propriétaire parisien auteur d’une lithographie intitulée « Je te dompterai ».

« Votre désir à m’obliger m’est connu, Monsieur le Comte, vous m’en avez donné des preuves. Je vous en remercie très humblement. Il me reste encore une chose à réclamer près de vous, ayant défendu constamment la cause des Bourbons, exposé à être taillé en pièces, soutenu un combat corps à corps en refusant de prêter le serment de haine à la Royauté.

Je suis jaloux de porter un signe (la décoration d’honneur) qui rappelle à tout français son devoir envers son légitime souverain, et j’ai à cet effet fait des réclamations qui comme j’ai lieu de le penser, seront soumises à votre décision.

Thomas Offand, chirurgien natif de Sorgues, dans le Vaucluse.

« J’ai l’honneur d’exposer très respectueusement à votre excellence que dans le temps de l’anarchie j’ai été persécuté, perdu ma fortune, ranfermé dans les cachot d’Avignon, d’où je me suis échapé pour aller joindre les Bourbons nos légitimes souverains à Istembac en Palatina où je fus placé par Monsieur Alloë Philibert et Guérin en qualité de chirurgien aide major à l’armée du prince de Condé, où j’ai resté jusqu’à l’époque de son lissanciement.

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