Avez-vous espéré un jour découvrir des détails atypiques sur vos ancêtres ? C’est ce qui m’est arrivé un jour, lorsqu’un de mes cousins a extirpé de ses archives une carte d’identité ancienne. C’était celle de son arrière-grand-mère et outre les informations d’état civil, la description physique, la signature et la photo, un détail a attiré mon attention…

Il y avait là, sur le document officiel attribué à cette femme née en 1872, ses empreintes digitales ! Je n’en avais jamais vu auparavant et je ne m’attendais pas à trouver ce genre d’indice qui nous rapproche, physiquement, des ancêtres et collatéraux. 

La littérature ancienne, et celle de Molière en particulier, a beaucoup raillé les vieux barbons qui épousaient autrefois des jeunes filles.

Que l’argent, un titre, un statut ou une notoriété quelconque attire une jeunesse dans le giron d’un vieillard, je peux le comprendre sans porter de jugement. Mais qu’est ce qui peut pousser une jeune fille de 16 ans à épouser un tisserand de 54 ans sans enjeu en 1690 ? Trente-huit ans d’écart c’est beaucoup…

Quand mon cousin Pierre Salinié épouse Marguerite Mosset, il faut sans doute croire très fort à la puissance de l’amour pour comprendre ce mariage…

Quand ma grand-tante m’a montré cette photo, ce sont les chats que j’ai reconnus en premier.

Sur une autre, le même pavillon de banlieue, un petit bonhomme avec un chapeau crasseux et une femme. Pour moi, adolescent à l’époque, ce fut une révélation généalogique. Que venait faire un des plus grands auteurs de la littérature du début du XXe siècle dans mon arbre ?

Et ma grand-tante de commenter : « Tu vois la femme à côté de Paul Léautaud ? C’est Anne-Marie, sa maîtresse. C’est également ton arrière-grand-tante. Léautaud a beaucoup écrit sur elle, il l’appelait Le Fléau ». 

Quand un prénom associé à un nom fait gag, il est légitime de se demander si les parents ont réfléchi avant de choisir comment appeler leur enfant.

Quand l’aventure se passe il y a plusieurs siècles, on peut s’interroger sur la validité du jeu de mots à l’époque.

Enfin, quand le prénom est celui du parrain ou de la marraine, il était peut-être impossible, pour des raisons « diplomatiques » d’en proposer un autre…

Que dire de Monsieur Pioche qui choisit en 1666 Bonne Viard pour être marraine de sa fille et donner ainsi naissance à une Bonne Pioche ?

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