La connaissance et la maîtrise de la particule sont des apanages des généalogistes.

Pour le commun des mortels, un nom à particule est synonyme de noblesse.

Pourtant, les généalogistes le savent bien, la majeure partie des noms « à particule » désigne de nobles familles…ordinaires !

Dans la plupart des cas, et notamment dans les temps anciens, la particule d’un nom évoque un toponyme, lieu d’où était originaire la famille.

Parfois elle est une simple habitude du curé, rédacteur des actes, qui distribue du « de » allègrement et… aléatoirement.

Les généalogistes doivent aujourd’hui contribuer à faire connaître cette vérité.

La scène se passe à Aignay-le-Duc, dans la Côte-d’Or.

Environ 110 ans séparent ces deux photos.

Sur celle de gauche, derrière la petite fille, mon arrière-grand-père pose au milieu de l’escalier.

J’ai peu de photos, trois tout au plus, de cet homme né en 1846 et mort en 1911.

L’image est pour moi une très belle composition d’un groupe de famille.

La main sur le pommeau, le frère de ma grand-mère est très fier d’être facteur rural.

Rien n’a changé et tout a changé à la fois.

Tous les personnages sont morts…

La maison est intacte…

La quadrichromie est arrivée…

Les sages-femmes n’étaient pas de simples accoucheuses, elles avaient aussi pour mission d’ondoyer les enfants trop chétifs.

Aussi, elles devaient prêter serment et faisaient l’objet d’une réception, comme ici à Saint-Seine-l’Abbaye (actuelle Côte-d’Or) :

« L’an 1745, le 14 février, je soussigné prêtre déclare avoir reçu Margueritte Arthaud demeurante à Cheneroilles et Angélique Culmel de Vaux pour assister les femmes en couche, après avoir pris d’elles le serment requis en tel cas. Lesquelles ont déclaré ne savoir signer ; ès présence de Louis Petitot, recteur d’école de Vaux, et d’Edme Banier, charron audit Vaux, qui se sont soussignés avec moi. »

« Cette année a été tout à fait singulière pour les saisons. Depuis le 20 janvier jusqu’au 27 février il y a eu des neiges 3 pieds d’épais et il a fait des froids excessifs. On a donné partout du soulagement aux pauvres par ordre du gouvernement et pendant un mois j’ai nourri et chauffé dans ma chambre 27 à 28 petits pauvres de la paroisse qui auraient langui chez eux. Malgré cela l’année n’a pas été mauvaise. Il y a eu assez de blé, peu de gerbes, mais elles rendaient beaucoup. »

[La Chapelle-la-Reine, actuel département de Seine-et-Marne, 1784].

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