Comble de l’exotisme, mon seul ancêtre étranger est… Luxembourgeois !

Guillaume Theis a été baptisé le 6 novembre 1696 à Diekirch.

Son père était « Maître des Métiers » de la ville (une sorte de Président de Chambre des Métiers) et l’envoya faire son Tour de France comme compagnon menuisier.

C’est en faisant une halte à Saint-Seine-l’Abbaye, dans l’actuelle Côte-d’Or, que Guillaume rencontra celle avec qui il se maria en 1725.

En travaillant sur ses origines, j’ai eu la chance de rencontrer des cousins vivant toujours à Dierkirch qui m’ont permis de mieux comprendre la culture différente de cet ancêtre.

Pour protéger les registres anciens, il y a maintenant bien longtemps que nous n’avons plus accès aux originaux mais à des microfilms ou des images numériques.

Je suis nostalgique de cette époque où nous avions le contact avec le papier et où je pouvais poser ma main là où mes ancêtres avaient posé la leur.

En effet, lorsqu’ils ont signé leur acte de mariage, par exemple, on peut imaginer qu’ils ont appuyé leur main sur la feuille.

Et quand mes doigts se posaient, quelques siècles plus tard, sur la même feuille, j’avais l’impression d’entrer en contact physique avec mes ancêtres.

Nous avons tous dans notre arbre au moins un enfant naturel.

Plus rare est le cas de mes ancêtres Dominique Gueneau et Marguerite Pingat : ils n’ont jamais été mariés mais eurent deux enfants ensemble, Juste en 1779 et Pierre en 1783.

Dominique aura même un petit Claude avec une autre femme, en 1785.

Quelle était leur vie ? Mystère…

Mystère également autour de leurs décès, tous les deux à 33 ans : dans les deux actes le curé a indiqué « de mort subite » alors qu’il ne précise jamais la raison de la mort pour les autres défunts…

La mention marginale « obiit » échappe parfois aux généalogistes débutants.

Elle est inscrite occasionnellement en marge d’un baptême lorsque l’enfant est décédé en très bas-âge.

Obiit, en latin, est la contraction de « obivit » signifiant « il est mort ».

Comme les actes de sépultures n’étaient pas obligatoires pour les jeunes enfants, c’est généralement la seule trace de leur rapide passage sur terre.

En étant attentif à cette mention discrète, parfois suivie de la date exacte du décès (souvent en latin également), on évite des confusions entre deux frères ou deux sœurs prénommées de la même manière !

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