H comme Heure

À Guercheville, en Seine-et-Marne, en 1822, soit l’officier d’état civil avait un petit problème avec l’heure, soit les pendules tournaient à l’envers…

Ce 30 septembre, Denis Jacqueson, berger, âgé de soixante ans et Victor Boulet, vigneron, âgé de trente-huit ans, viennent à la mairie sur les « cinq heures du soir » pour déclarer le décès d’Angélique Boulet.

Surprise à la lecture de l’acte : celle-ci est décédée le « trente du présent mois », donc le même jour, « à cinq heures et demie du soir », soit pile une demi-heure, en théorie, après la rédaction de l’acte !

G comme Gag

Quand un prénom associé à un nom fait gag, il est légitime de se demander si les parents ont réfléchi avant de choisir comment appeler leur enfant.

Quand l’aventure se passe il y a plusieurs siècles, on peut s’interroger sur la validité du jeu de mots à l’époque.

Enfin, quand le prénom est celui du parrain ou de la marraine, il était peut-être impossible, pour des raisons « diplomatiques » d’en proposer un autre…

Que dire de Monsieur Pioche qui choisit en 1666 Bonne Viard pour être marraine de sa fille et donner ainsi naissance à une Bonne Pioche ?

F comme Fléau

Quand ma grand-tante m’a montré cette photo, ce sont les chats que j’ai reconnus en premier.

Sur une autre, le même pavillon de banlieue, un petit bonhomme avec un chapeau crasseux et une femme. Pour moi, adolescent à l’époque, ce fut une révélation généalogique. Que venait faire un des plus grands auteurs de la littérature du début du XXe siècle dans mon arbre ?

Et ma grand-tante de commenter : « Tu vois la femme à côté de Paul Léautaud ? C’est Anne-Marie, sa maîtresse. C’est également ton arrière-grand-tante. Léautaud a beaucoup écrit sur elle, il l’appelait Le Fléau ». 

É comme Écart

La littérature ancienne, et celle de Molière en particulier, a beaucoup raillé les vieux barbons qui épousaient autrefois des jeunes filles.

Que l’argent, un titre, un statut ou une notoriété quelconque attire une jeunesse dans le giron d’un vieillard, je peux le comprendre sans porter de jugement. Mais qu’est ce qui peut pousser une jeune fille de 16 ans à épouser un tisserand de 54 ans sans enjeu en 1690 ? Trente-huit ans d’écart c’est beaucoup…

Quand mon cousin Pierre Salinié épouse Marguerite Mosset, il faut sans doute croire très fort à la puissance de l’amour pour comprendre ce mariage…

Get more Joomla!® Templates and Joomla!® Forms From Crosstec