U comme Usage

Qu’est ce qui décide un homme ou une femme de choisir pour sa vie un prénom différent de celui de sa naissance ?

Entre prénom de baptême et d’usage il y a parfois un grand écart.

Prénoms identiques des enfants d’une fratrie, besoin de différencier les homonymes dans une même paroisse… nous ne connaîtrons jamais les véritables raisons qui poussent un ancêtre à porter un prénom qui n’est pas celui de sa naissance.

En 1733, c’est clair pour Marguerite : elle s’appelait Angélique à sa naissance.

Pourtant il semblerait que le prénom Angélique soit plus différenciant que celui de Marguerite…

T comme Tolérance

L’histoire religieuse française a notamment été marquée par la saint Barthélémy 1572, épisode tragique des guerres de religion qui ensanglantèrent le pays.

Vingt-six ans plus tard, l’édit de tolérance dit « Édit de Nantes » accordait aux protestants des droits cultuels, civils et politiques.

J’ai pu vérifier que ce texte royal n’était pas resté un vœu pieux puisque même dans les registres de Turenne (actuelle Corrèze), au baptême catholique de Marguerite de Chanons le 23 octobre 1606, sont parrain et marraine deux protestants : Jean Dilihou et Marguerite La Coste…

Une belle preuve de paisible cohabitation et de tolérance !

S comme Soulagement

« Cette année a été tout à fait singulière pour les saisons. Depuis le 20 janvier jusqu’au 27 février il y a eu des neiges 3 pieds d’épais et il a fait des froids excessifs. On a donné partout du soulagement aux pauvres par ordre du gouvernement et pendant un mois j’ai nourri et chauffé dans ma chambre 27 à 28 petits pauvres de la paroisse qui auraient langui chez eux. Malgré cela l’année n’a pas été mauvaise. Il y a eu assez de blé, peu de gerbes, mais elles rendaient beaucoup. »

[La Chapelle-la-Reine, actuel département de Seine-et-Marne, 1784].

R comme Réception

Les sages-femmes n’étaient pas de simples accoucheuses, elles avaient aussi pour mission d’ondoyer les enfants trop chétifs.

Aussi, elles devaient prêter serment et faisaient l’objet d’une réception, comme ici à Saint-Seine-l’Abbaye (actuelle Côte-d’Or) :

« L’an 1745, le 14 février, je soussigné prêtre déclare avoir reçu Margueritte Arthaud demeurante à Cheneroilles et Angélique Culmel de Vaux pour assister les femmes en couche, après avoir pris d’elles le serment requis en tel cas. Lesquelles ont déclaré ne savoir signer ; ès présence de Louis Petitot, recteur d’école de Vaux, et d’Edme Banier, charron audit Vaux, qui se sont soussignés avec moi. »

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