X comme X

Au fil des registres paroissiaux, il n’est pas rare de rencontrer des omissions dans les actes, nous avons tous rencontré des centaines de cas.

Mais il faut quand même être sacrément distrait pour omettre… le nom des mariés !

C’est pourtant ce qui arriva le 1er juillet 1680 à Parnac (actuel département du Lot) où le prêtre réussit le tour de force de rédiger un acte de 18 lignes, avec force détails sur les bans et les attestations du curé de la paroisse d’où vient l’un des époux… mais oublie purement et simplement de dire qui il a marié !

W comme Who are you?

Le 5 juillet 1736, à Montigné-le-Brillant, Mayenne, « est née et a été baptisée le même jour par moi curé soussigné, Anne Jeanne, fille d’une étrangère dont on n’a pu savoir le nom à cause de son langage inconnu. A été parrain Maître Pierre Fournier, notaire à L’Huisserie, et marraine Anne Joelier, qui ont parlé à la mère dudit enfant et ont déclaré n’avoir pu en savoir ni le nom ni la patrie. »

Qu’a pu devenir cette petite fille à laquelle les registres paroissiaux donnent un acte de baptême, mais dont l’histoire ne retiendra jamais qui elle est ?

V comme Voyage

Il n’y a pas si longtemps, moins de deux siècles, pour voyager à l’intérieur de notre pays, il fallait un indispensable passeport…

Ainsi, afin de « circuler librement » d’Avesnières (Mayenne) à La Guerche (Ille-et-Villaine), soit 40 kilomètres seulement en ligne droite, un passeport de l’intérieur était indispensable à Charles Fournier en 1809…

Conscrit de l’an XIII (soit 1804-1805), cet homme était natif du Puy-de-Dôme et avait parcouru une distance bien supérieure pour venir là où il travaillait.

Mais, police oblige, ce passeport, ce visa, était nécessaire pour que ce charpentier de marine puisse atteindre sans encombres sa destination finale…

U comme Usage

Qu’est ce qui décide un homme ou une femme de choisir pour sa vie un prénom différent de celui de sa naissance ?

Entre prénom de baptême et d’usage il y a parfois un grand écart.

Prénoms identiques des enfants d’une fratrie, besoin de différencier les homonymes dans une même paroisse… nous ne connaîtrons jamais les véritables raisons qui poussent un ancêtre à porter un prénom qui n’est pas celui de sa naissance.

En 1733, c’est clair pour Marguerite : elle s’appelait Angélique à sa naissance.

Pourtant il semblerait que le prénom Angélique soit plus différenciant que celui de Marguerite…

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