Les métiers du Paris d'hier

En ce week-end dédié au patrimoine, illustrons par l'image ce que furent les petits métiers de nos ancêtres dans le Paris d'hier. Des ancêtres qui sont très proches de nous, parents ou grands-parents, vivants dans la première moitié du XXe siècle et qui pourtant paraissent si lointains quand on fréquente le Paris d'aujourd'hui !

Le marchand de fromages de chèvres

 

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1885 : mon arrière-grand-père photographie Monaco...

Mon père (89 ans dans quelques semaines) a toujours aimé faire des films. Je parle bien sûr au sens propre et non figuré. Il a filmé mes grands-parents en vacances, ma naissance en "live" et toute mon enfance sur des pellicules 8 mm (on ne parlait pas encore de "Super 8"). Lorsqu'il m'a demandé, il y a peu, de faire numériser ses films, non seulement je l'ai fait, mais cela m'a rappelé que l'image était un héritage familial. Ma grand-mère paternelle était une femme en avance sur son temps. Née en 1895, elle s'est adonnée très tôt à la photographie et j'enrage aujourd'hui de ne pas retrouver son appareil photo, dont je me souviens très bien dans mon enfance, une espèce de cube avec un miroir incliné sur le dessus. D'elle, je conserve néanmoins des centaines de clichés, des chantiers des travaux publics de son époux, mon grand-père, des photos de famille et des portraits dont certains restent inidentifiables... 

Il y a peu, j'ai retrouvé au grenier de la maison familiale, dans une caisse anodine, des plaques photographiques réalisées à la génération précédente, par mon arrière-grand-père avec qui je cultive précisément un siècle de différence d'âge. J'ai fait numériser ces précieuses plaques de verre et j'ai découvert ce qu'il avait vu lorsqu'il était un jeune adulte, vers 1885 à Monaco. Son regard, cette "principauté" encore figée dans son passé, tout était là comme si le temps était figé... Une histoire trans-générationnelle qui me marque beaucoup...

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L’hiver de 1709 bientôt de retour ?

Quel généalogiste ne connaît pas les ravages provoqués par l’hiver 1709, tellement froid que la famine s’est répandue sur tout le territoire français ? Les récits en sont nombreux dans les registres paroissiaux, certains curés racontant que les arbres se cassaient spontanément, leurs branches prises dans la glace jusqu’au cœur, les grains gelaient dans le sol, le vin dans les tonneaux (on le débitait à la hache !), les oreilles des chevaux se brisaient par le gel et même, paraît-il, les corbeaux tombaient en plein vol…

Ce phénomène, appelé Minimum de Maunder en astronomie, ou « petit âge glaciaire » a commencé en 1645 et a duré jusqu’en 1715 en raison de nombreuses tâches solaires qui avaient refroidi le climat sur tout l’hémisphère nord. Son apogée a été l’année 1709 où il fit -30° à Paris.

Bilan de l’hiver 1709 : 1 million de morts en France, soit 3,5 % de la population totale (la même proportion représenterait 2,3 millions de morts sur notre population actuelle…).

Une nouvelle théorie de prédiction des cycles solaires laisse penser qu’un tel phénomène pourrait se reproduire à partir de 2030 (soit dans tout juste 15 ans) et durerait une décennie entière. Toujours selon cette théorie, l’activité solaire baisserait de 60 % et nous conduirait à vivre des froids extrêmes et des neiges épaisses et persistantes.

Pour nous préparer à ce retour de l’âge de glace, relisons les témoignages laissés par nos ancêtres, comme celui-ci, tracé dans le registre paroissial de Colombier-en-Brionnais, dans l’actuel département de Saône-et-Loire…

  1. Dans l'année 1709 le fort de l'hyvert se prit la veille des roys par une
  2. rigoureuse bize, et par une forte gelée qui dura le reste du mois et davantage.
  3. Le froid fut si terrible et si cruel que les noyers, les chataigniers, les
  4. Cerisiers, et quantité dautres arbres moururent ; Mais le plus grand mal,
  5. fut que les froments et les seigles gelerent en terre et se perdirent
  6. entièreme(nt). Ce qui causa une chere année qui na guere eüe de semblable
  7. car la famine fut si grande que lon fut contraint de manger pendant
  8. long temps du pain de fougere et de gland, et que la cinquieme partie du
  9. peuple mourut de faim, surtout les petits enfants.
  10. Enfin l'on ne peut se ressouvenir d'un si triste temps que les cheveux
  11. n'en herissent, surtout quand l'on se remet devant les yeux comme
  12. la faim avait défiguré le visage des pauvres qui etoient hideux et
  13. epouvantables a voir, qui jettoient sans cesse des cris dignes de compassion, et qui
  14. tomboient souvent morts par les chemins.
  15. Dans la parr(oiss)e de collombier qui est de 200 communiantz tout au plus, on y fit
  16. depuis paques jusqu'à la S(ain)t Martin 72 enterrements, les deux tiers de petits
  17. enfans.

Z comme Zorobabel

Zorobabel est une des figures de l'Ancien Testament.

Petit-fils du roi Joachin, il devint au VIe siècle av. J.-C. le gouverneur de la province perse de Judée, c'est-à-dire le chef du peuple juif et engagea la construction du Second Temple de Jérusalem.

Comment ce prénom peut-il se retrouver donné au baptême d’un nouveau-né de Montoillot, dans l’actuelle Côte-d’Or, en 1624 ?

Tout ce que l’acte nous apprend, c’est que son parrain porte le même prénom, ce qui reporte la question juste une génération plus loin…

Quel poids l’Ancien Testament avait-il dans la liturgie de l’époque ?

La question reste entière.

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