Blog de Pierre-Valéry Archassal

B comme Beurlier d’Azis, le rempart

Thomas Claude Beurlier, dit « le comte d’Azis », sous-gouverneur des pages de la chambre de Monsieur, frère du Roi.

« En juillet 1790, Monsieur ayant supprimé ses pages de la chambre, Monsieur le marquis de Noailles écrivit au Sieur d’Azis que Monsieur, en récompense de ses services, avoit daigné lui accorder une pension de 600 Fr., avec le remboursement de la finance deux 12 000 Fr. et la promesse de la 1re place vacante à sa convenance ; mais les malheureuses circonstances politiques qui sont survenues ont privé le sieur d’Azis de l’effet des bontés du prince : jusqu’en l’année 1818, il n’a pas touché la pension de 600 Fr., et il a reçu un assignat en remboursement des 12 000 Fr. presque nul.

Étant capitaine dans la garde nationale de Paris, il s’est montré, au péril de sa liberté et de sa vie, l’ennemi des anarchistes et des terroristes : à l’époque du 9 thermidor (27 juillet 1794), le tyran Robespierre et ses complices s’étoient réfugiés à l’hôtel de ville. Le Sieur D’Azis assemble aussitôt sa compagnie, la conduit sur la place de l’hôtel de ville où étoient des canons dirigés contre le peuple ; malgré les canonniers, il les fait tourner vers le refuge des révoltés, monte le premier à l’hôtel de ville, suivi de sa compagnie, et par l’arrestation des conjurés, il arrête l’effusion de sang qu’ils faisoient verser depuis longtemps. Il sauve ainsi Paris d’une guerre civile qui auroit éclaté une heure plus tard. Dans sa mêlée une balle de pistolet effleure la tête du Sieur D’Azis »

Décoration refusée.

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